Persécutés durant le nazisme
Le nazisme est l'idéologie politique du NSDAP, parti politique apparu en Allemagne en 1919. Sa définition pose aux historiens de nombreux problèmes qui sont loin d'être résolus, en particulier le problème de savoir si le nazisme est une forme de fascisme, ou un phénomène unique dans l'histoire. Pour la première fois dans l’histoire, un régime adopte le racisme comme doctrine officielle de l’État. Antisémitisme et anticommunisme amènent l’ouverture des premiers camps de concentration.
Prisonnier avec un triangle rose, mort à Auschwiz en 1942.
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, l'idéologie National-Socialiste a tout d'abord entretenu des relations ambiguës avec l'homosexualité. Aux premières heures du mouvement, le culte de la virilité, de la beauté plastique, de l'homme nouveau était teinté de machisme et d'homo-erotisme. Les SA, par la voix d'Hans Blücher — un proche de l'organisation paramilitaire — et par l'exemple d'Ernst Röhm, qui était ouvertement inverti, furent plutôt favorables à l'homosexualité à l'antique. Néanmoins les sections d'assauts furent balayées avec la Nuit des longs couteaux et l'année qui suivit, en 1935, le régime durcit la législation envers les homosexuels (modification du § 175 du Code pénal allemand).
Il n'en reste pas moins qu'au sein du Reich de très nombreux homosexuels furent déportés vers les camps de concentration. Les prisonniers homosexuels masculins étaient marqués d’un triangle rose, d’une taille supérieure aux autres triangles classificatoires, ce qui avait souvent pour effet, en plus des conditions de vie très dures dans les camps, de les livrer à l'hostilité des autres déportés. On imagine fort bien les humiliations et les avanies de toutes sortes, dans un tel milieu, que durent souffrir des homosexuels forcés malgré eux à ce que l'on appellerait de nos jours un outing. C'est pourquoi le triangle rose est aujourd’hui utilisé comme un symbole d’identité gay, rappel de la cruauté des persécutions passées.
Les femmes homosexuelles ne furent pas épargnées par le zèle de la Gestapo et de nombreuses lesbiennes furent déportées, mais ce fut plutôt en tant qu'« asociales » qu'en tant que délinquantes sexuelles définies.
. Ils furent ainsi victimes de traitements particulièrement barbares.
Le calvaire des homosexuels sous le régime hitlérien ne fait que depuis peu de temps l'objet d'un intérêt à la mesure du drame. Peu reconnu ni compensé financièrement jusqu’à nos jours, quelques commémorations officielles ont eu lieu depuis, dont le Homomonument à Amsterdam et un projet de monument à Berlin.
Richard Plant, quant à lui, estime, que de 1933 à 1944, « 50 000 à 63 000, dont 4000 mineurs et 6 lesbiennes »(!) meurent des mauvais traitements des camps nazis. Finalement, les ouvrages généraux sur les persécutions nazis - lorsqu’ils discutent du traitement des homosexuels - estiment pour la plupart le nombre de victimes homosexuelles à 10 000. Ce nombre est basé sur une compilation des condamnations officielles du régime nazi sous le paragraphe 175.»

Si t’as des questions ou des problèmes ou que tu veux des conseils ou de l’aide, je ne suis pas diplômé mais j’ai pas mal d’expérience quand même.
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12 Mai 2006 à 20:48 dans
- Durant le Nazisme
