Fabrication du préservatif
• Trempage dans le bain de latex : le latex ainsi composé est maintenu à température dans une cuve dans laquelle sont immergés des moules en verre. Lorsque les moules passent doucement dans les cuves, une couche presque invisible de film en latex adhère à leur paroi. Le revêtement en latex est alors séché à l'air filtré pour éviter la contamination atmosphérique. Après le séchage, les moules sont à nouveau trempés et séchés. A la fin du processus de "trempage", les extrémités ouvertes des préservatifs venant d'être moulés sont enroulées pour former une ceinture ou un petit bourrelet. Alors qu'ils sont toujours sur les moules, les préservatifs passent dans un four pour vulcaniser le latex. Les préservatifs passent dans un bain pour les décoller des moules avant d'être enlevés par des jets d'eau à haute pression. Ils sont alors séchés.
• Lavage et rinçage : le film latex subit un certain nombre de lavages et de rinçages afin d'éliminer un maximum d'allergènes chimiques et protéiques permettant ainsi d'obtenir des produits à faible, voire très faible allergénicité.
• Vulcanisation : les propriétés finales du latex, à savoir élasticité et résistance, sont obtenues par l'opération appelée vulcanisation qui s'effectue par le passage des formes enduites du film latex dans des fours de cuisson chauffés à une température s'élevant entre 50°C et 120°C.
• Lavage et démoulage : le film latex est à nouveau lavé puis ôté du moule (opération manuelle ou automatique).
• Séchage et conditionnement unitaire : les préservatifs sont ensuite séchés, roulés et enduits d'un lubrifiant. Ils sont conditionnés à l'unité sous sachet soudé, par fermeture thermique.
• Contrôle : les préservatifs subissent des tests électroniques, puis des échantillons sont prélevés dans chaque lot pour un contrôle qualité. Ils sont remplis de 300ml d'eau et suspendus pendant trois minutes. La moindre fuite de liquide est observée en enroulant les préservatifs dans du papier buvard. Au moindre défaut, le lot entier est rejeté et mis au rebut. D'autres échantillons sont prélevés afin d'en vérifier la taille et l'épaisseur. Certains de ces échantillons sont vieillis artificiellement en les soumettant à des températures élevées, afin de s'assurer de leur qualité à la fin de leur cycle de vie de 5 ans.
• Tests supplémentaires : le "Test de Gonflage" est sans doute le plus impressionnant : il s'agit d'un test d'élasticité et de résistance consistant à gonfler un préservatif jusqu'à ce qu'il atteigne son point de rupture. Habituellement, un préservatif peut contenir 40 litres d'air, l'équivalent de 26 bouteilles d'eau de 1,5l, avant d'éclater.
• Conditionnement du produit fini : selon la demande, les préservatifs sont emballés par boîtes de 3, 4, 6, 12, 24, ou 54, voire même sous pochettes individuelles. Une fois conditionnés dans leur emballage collectif, les préservatifs sont ensuite placés dans des boîtes de regroupement de 120 ou 144 unités selon les références. A ce stade, ils peuvent enfin être commercialisés auprès des différents circuits de distribution.
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21 Mai 2006 à 16:21 dans
- Se protéger= préservatif!

Posté par Julien — 04 Nov 2007, 11:53